Vulvodynie : quelles sont les options thérapeutiques efficaces ?
Le lichen scléroatrophique génital, couramment appelé « leucoplasie vulvaire » dans le langage médical francophone, est une affection dermatologique chronique caractérisée par une atrophie épidermique
Le lichen scléroatrophique génital, couramment appelé « leucoplasie vulvaire » dans le langage médical francophone, est une affection dermatologique chronique caractérisée par une atrophie épidermique, une blanchâtre et une perte d’élasticité de la peau vulvaire. Il s’agit d’une pathologie inflammatoire auto-immune, souvent associée à des démangeaisons intenses, des brûlures, une douleur lors des rapports sexuels (dyspareunie) et, dans certains cas, à une altération de la morphologie anatomique vulvaire.
Le traitement repose principalement sur l’application locale de corticoïdes puissants — notamment la clobétasol propionate à 0,05 % — en première intention. Cette thérapie permet de contrôler efficacement l’inflammation, de réduire les symptômes et de prévenir la progression vers des lésions dystrophiques avancées. Une surveillance régulière est indispensable, car cette affection comporte un risque accru de transformation maligne (carcinome épidermoïde vulvaire), estimé entre 3 % et 6 % sur le long terme.
Dans les formes résistantes ou chez les patientes intolérantes aux corticoïdes, des alternatives thérapeutiques sont envisageables : les inhibiteurs calcineurines topiques (tacrolimus ou pimécrolimus), la phototherapie UVB à large spectre ou, dans des cas très sélectionnés, la thérapie au laser à colorant pulsé ou au CO₂ fractionné. La chirurgie n’a pas de place en première ligne ; elle est strictement réservée aux lésions dysplasiques confirmées histologiquement ou aux carcinomes invasifs.
Une prise en charge globale inclut également un accompagnement psychologique, une éducation thérapeutique centrée sur l’hygiène vulvaire (éviter les savons agressifs, privilégier les nettoyants sans parfum et pH neutre), ainsi qu’un suivi gynécologique et dermatologique annuel minimum, avec examen colposcopique vulvaire systématique pour détecter précocement toute anomalie.